D’Hoedic à Batz : un sacré week-end ! 14 et 15 avril 2012

1 05 2012

Ne vous fiez pas au titre : non, nous n’avons pas fait le tour de la Bretagne en deux jours avec nos kayaks !

Nous avons simplement renoncé, compte tenu de la météo, à rendre visite à la charmante Hoedic mi-avril, sans pour autant annuler notre rando kayak bivouac.

En effet, si la journée de samedi s’annonçait belle et calme, du vent N force 5 à 6 était prévu pour le dimanche. En changeant de destination au profit de Batz, nous avons tablé sur un vent moins fort en Manche le dimanche (force 4 à 5) et orienté NNE (ce qui nous ramenait vers le continent), tout en profitant d’une belle journée le samedi.

C’est donc… sous des trombes d’eau… que nous avons chargé nos kayaks sur nos voitures le samedi matin, et effectué le trajet jusqu’au petit port de Terenez, sur la côte est de la baie de Morlaix (à ne pas confondre avec le pont du même nom, en presqu’île de Crozon, mais jusqu’ici tout le monde a suivi je pense).

Le ciel, dans sa grande bonté, nous a ensuite épargné pendant tout le temps des préparatifs jusqu’à la mise à l’eau, nous permettant même un brin de causette impromptue avec un entraîneur de voile bien sympatique, dont nous apprendrons qu’il est aussi gardien de phare.

 

Petit coeff (46), pleine mer prévue à 13h19, rien ne presse…

Départ donc en fin de matinée, direction Callot, via l’île aux Dames et l’île Ricard, en laissant l’île Stérec sur notre gauche. Le pagayage est le bienvenu pour se réchauffer, la température de l’air étant encore, ce matin-là, inférieure à celle de l’eau, laquelle n’excède pas 10°C.

La mer est calme, le ciel se dégage après quelques grains épars, et c’est un temps magnifique qui nous attend sur Callot pour le pique-nique sur la plage nord au pied de la croix, suivi d’une ballade tranquille jusqu’à la table d’orientation, puis jusqu’à la chapelle.

Nous réembarquons par un beau soleil, pour une traversée en direction de Roscoff, en surveillant le port des ferries, étonnamment vide alors qu’un départ pour Cork était semble-t-il prévu à 16 heures.

 

Point de ferry donc. Et bien tant mieux. Nous passons la pointe de Bloscon, seuls sur l’eau ou presque, laissons sur notre droite l’ilôt Pigued et sa balise ar Chadenn, puis décidons de longer l’île de Batz sur sa côte nord en profitant de la deuxième partie de la descendante. La lumière est éclatante, ceux qui se sont badigeonnés le visage de crème solaire ressemblent à des geishas, mais au moins ils seront épargnés de la violence des UV !

Contournement de la côte ouest de Batz, pour arriver jusqu’à la petite plage sud au pied de notre lieu de bivouac, après avoir évité la baignade que nous préparaient quelques petites vagues joueuses sur les cailloux affleurant.

L’installation du bivouac se fait sous un ciel toujours bien disposé. Idem pour le repas du soir.

Plus tard, les averses et le vent nocturnes nous permettent de tester l’étanchéité mais aussi l’acoustique de nos tentes Q……, qui « fasseyent ».

Au matin, c’est ravis d’être au sec que nous prenons notre petit-déjeuner et bouclons nos bagages. Une balade sur Batz avant de repartir sur l’eau en fin de matinée nous permet d’apprécier le Roc’h vu d’en haut cette fois, de partager nos (mé)connaissances botaniques (comment reconnaître des plants de pomme de terre), et de découvrir quelques constructions particulières récentes, ainsi que des installations publiques, prosaïques mais appréciables, au pied du phare.

La lumière est belle mais le vent est bien présent, froid, de Nord-Est. La côte sud de Batz nous en protège quelque peu. Longer la digue en granit qui relie Batz à Malvoc nous procure une accalmie de quelques minutes.

Nous progressons jusqu’à l’extrémité sud-est de Batz, puis prenons notre élan pour une traversée que nous savons mouvementée, jusqu’à l’ilôt de Ti Saozon. Avec le vent de face et la mer montante qui lève un peu, chacun reste concentré au maximum, jusqu’à l’abri bienvenu que nous procure une petite anse au sud-ouest de l’ilôt.

Il reste encore à remonter la baie de Morlaix jusqu’à Callot, puis jusqu’à Terenez via le château du Taureau.

A ce moment, Michel déclare : « le plus dur est fait ». « Alors, ça va », me dis-je … jusqu’à ce que Michel ajoute « désormais, la principale difficulté sera de rester dans son bâteau, il suffit de savoir gérer les vagues de surf ».

C’est là que les filles rappellent l’existence d’un plan B, qui avait été évoqué lors des préparatifs du week-end. La vision de la surface de la mer qui nous attend donne un regain d’intérêt pour ce plan B, et nous décidons de nous séparer en deux-sous-groupes : les filles ont désormais pour objectif d’atteindre Roscoff par le plus court chemin, et visent la plage au pied de Ste Barbe, pendant que les garçons entreprennent la traversée-retour pour Terenez.

Deux heures et demi plus tard, nous conviendrons tous, par téléphone portable interposé, que « nous avons fait le bon choix ». Les vagues de surf étaient bien présentes sans discontinuer en baie de Morlaix, couplées à une houle de 3 à 4 mètres et ponctuées de quelques déferlantes.

Et c’est vers 18 heures que le groupe s’est reconstitué à Roscoff, par voie terrestre, avant de rentrer en Trégor à l’issue d’un « sacré week-end ».

On peut garder en guise d’épilogue de ce week-end très agréable et néanmoins sportif, que « un vent de nord dans la baie de Morlaix engendre une belle houle et n’est pas très facile à naviguer. Hormis ce point, le bivouac était très sympa, merci à tous ».

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